Approche générale

Chaque éditeur de logiciel met en place un système de licence qui lui permet d'être rémunéré pour le travail de développement et de maintenance qu'il fournit. Ceci est juste et doit être respecté. Il ne sera jamais dit dans nos lignes que nous ne devons pas rémunérer les auteurs de logiciel et de faire du pillage de propriété intellectuelle. Cependant, l'approche qui est faite par les éditeurs n'est plus du tout en relation avec l'évolution de l'informatique actuelle.

Les licences

L'ensemble des acteurs logiciels connaissent 5 types de licences. Pour faire simple, en voici les principes. Pour de plus amples renseignements, il convient de se reporter aux contrats les régissant:

  • La licence libre. De nature GPL ou autre de ce type, elle dit que vous pouvez utiliser, copier et distribuer gratuitement le logiciel.
  • La licence d'accès. Le logiciel est installé sur une machine. Toute personne utilisant cette machine peut se servir du logiciel. Attention au fait que les utilisateurs ne peuvent utiliser simultanément la machine sauf à avoir autant de licence que d'accès simultanés.
  • La licence individuelle. Elle permet à l'utilisateur possédant la licence d'utiliser le logiciel installé sur n'importe quelle machine.
  • La licence de machine. Cette licence est attribuée à une machine. Peut importe que les utilisateurs se connectent sur la machine ou non. L'exemple classique est la licence anti-virus.
  • La licence multi-média. Cette licence permet d'installer un logiciel sur plusieurs machines mais son propriétaire ne peut la déléguer ni la revendre. C'est une espèce de mixe entre la licence individuelle, d'accès et la licence machine.

Il y a cependant une petite variante pour la licence machine. Si celle-ci est vendue en même temps que la machine (on parle de licence OEM), alors celle-ci ne peut être changée de machine et une panne majeur peut remettre en cause la validité de la licence. Par exemple, si une machine vendue avec un OS tombe en panne de carte mère, en principe, le fait de changer la carte mère devrait nécessiter l'achat d'une nouvelle licence OEM. Dans les faits, cette restriction est rarement appliquée car elle introduit une distorsion entre ceux qui achète une machine assemblée et ceux qui achète chez un constructeur. La clé de fabricant de licence étant gravée dans la carte mère fait que le changement de celle-ci ne perturbe pas la validité de la licence ... contrairement à l'assembleur.

La problématique

Si nous prenons une licence Windows ou Apple, nous constatons que nous ne pouvons être plusieurs à utiliser la machine simultanément, que la licence est liée à la machine. Cela signifierait que, même si vous achetiez autant de licence que d'utilisateurs simultanés, vous seriez dans l'illégalité. Dans le concept de la Netbox, nous constatons que nous fonctionnons en multi-utilisateurs connectés simultanément. Aussi, nous pouvons dire que nous sommes dans une situation qui est illégale à la lecture des contrats. Existe-t-il une solution permettant d'être écologiquement responsable sans pénaliser financièrement les éditeurs?

La solution gagnant-gagnant

windows mac linuxLe problème de cette restriction est d'éviter, pour nos concepteurs, de ne pas pouvoir mettre un garde-fou à la possibilité de piratage. Ceci est fort compréhensible. Mais si nous leur donnons toutes les garanties du respect de leur droit alors il y a moyen de s'entendre. Aussi, que cela soit Microsoft ou Apple, si, lors d'un contrôle, vous leur présentez autant de licences que d'utilisateurs et que ces licences ne sont absolument pas utilisées sur d'autres machines, ils ne donneront pas suite puisque cette formule leur est plus intéressante que l'environnement de type bureau à distance avec un serveur dédié. Il est évident que cette gestion de licence devient plus délicate puisqu'il faut impérativement avoir toutes les licences de logiciel en accord avec le nombre d'utilisateurs. Il est bien tentant de contourner la règle que nous devons nous imposer.

Le cas Apple

Apple pommeEn ce qui concerne Microsoft et d'autres fournisseurs, la situation est facilement gérable puisque nous trouvons les licences à la vente. En ce qui concerne Apple, il est quasiment impossible de respecter la règle gagnant-gagnant puisque Apple ne vend pas de licence individuelle de son OS. En effet, vous ne pouvez installer un OS X sur une autre machine qu'une machine Apple. De fait, vous ne pourrez acheter autant de licences que d'utilisateurs et, si vous voulez rester en règle financièrement, il vous sera impossible de mettre en œuvre la solution Netbox.